SYNDICAT NATIONAL DES ENSEIGNANTS DU SECOND DEGRE DE CÔTE D’IVOIRE
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REDEPLOIEMENT DES ENSEIGNANTS

Attention, Attention ! Des nuages à l’horizon

dimanche 20 octobre 2013

Alors que l’année scolaire 2013-2014, entamée depuis le 16 septembre 2013, a atteint sa vitesse de croisière, la question du redéploiement de certains enseignants suscite des mécontentements que l’autorité devrait regarder de près.

En fait les enseignants ne sont pas contre le principe du redéploiement qui consiste effectivement à faire une répartition efficiente des ressources humaines, pour répondre au besoin réelle sur le terrain.

Le SYNESCI, ardent défenseur de l’Éducation pour tous et d’un service public de qualité, est préoccupé par cette question, vu les problèmes que cela ne manque pas de provoquer.

En effet, voilà plus d’un mois que l’année scolaire 2013-2014 a démarré avec tous les enseignants à leur poste de mutation où d’affectation. D’ailleurs, l’un des éléments remarquables de cette année scolaire a été la communication des résultats des exéats (commission des mutations externes) avant la date de la rentrée scolaire. Cela a permis effectivement aux enseignant(e)s de prendre toutes leurs dispositions pour un démarrage effectif des cours, sur l’ensemble du territoire national, le 16 septembre 2013.

Que le Ministère, après avoir fait le point, un mois après, veuille équilibrer les choses, cela se comprend. Mais la mesure de redéploiement gagnerait à être appliquée avec discernement, pour préserver les acquis qui ont permis d’avoir une heureuse fin d’année 2012-2013 et d’entamer un excellent début d’année scolaire 2013-2014.

Cela dit, il est tout-à-fait incommodant de déplacer un père ou une mère de famille, qui n’y a été aucunement préparé(e) au préalable, d’une ville à une autre, ignorant du coup les impacts psychologique, financier et social d’une tellle opération.

Au démeurant, un(e) enseignant (e), préoccupé(e) par des questions nouvelles de logement, de rescoralisation des ses enfants ou confronté(e) au paiement de deux loyers, peut-il être efficace ?

La DRH du MENET devrait plutôt s’appuyer sur les nouveaux professeurs qui attendent d’être affectés pour gérer cette question, tout au moins pour cette année scolaire 2013-2014. Les exéats 2014, prendraient alors en charge l’ensemble des postes restés vacants.

En attendant, là où les déficits sont vraiment énormes, les COGES (Comités de gestion des Établissements scolaires) pourraient intervenir pour payer des heures supplémentaires et ainsi permettre aux élèves, qui se sont acquittés, en ligne, de leur frais d’inscription de bénéficier des enseignements qu’ils sont en droit d’attendre de l’État.

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